« Aujourd’hui, à 51,5 ans, on se trouve à la moitié de sa vie d’adulte » : Les Nouvelles Esthétiques de mars 2023 rendent compte de la conférence de Régine Ferrère, présidente de la CNEP et fondatrice du Campus IBCBS, au colloque Physiobell, consacrée à la place des seniors dans la beauté.
Ce qu’il faut retenir
Des femmes de 45 à 70 ans trop peu représentées
Si quelques marques ont osé des égéries matures, la presse et la publicité laissent souvent de côté les femmes entre 45 et 70 ans, alors qu’un produit cosmétique sur deux est acheté par une femme de plus de 55 ans. Même le vocabulaire manque : un seul mot, « seniors », pour désigner des âges très différents.
Exit l’anti-âge, place au pro-âge
Accélérée par la période Covid, la tendance du « bien vieillir » s’impose : on n’essaie plus de combattre l’âge, mais d’accompagner les effets du temps avec des produits adaptés aux peaux matures.
Un enjeu pour les entreprises et les instituts
En se privant des seniors, beaucoup d’entreprises ont perdu la génération qui transmettait les savoirs. Dans la branche beauté, 43 % des salariés ont moins de 27 ans et seulement 4 % ont 55 ans et plus : la transmission intergénérationnelle et la reprise des instituts deviennent des sujets majeurs.
Le soin cabine comme preuve
Face aux clientes fidèles à des crèmes grand public, le soin en cabine reste le meilleur moyen de démontrer qu’un produit est adapté à leur problématique, à condition de profiter pleinement de ce moment d’échange.



