Le marché de l’onglerie est en plein essor depuis plus de dix ans. Peut-on faire d’une passion un métier, et comment s’y former ? Marie Picard, pour M’Novae, adhérent de l’UPB, a interrogé Régine Ferrère, présidente de la CNEP, sur les exigences de la formation en prothésie ongulaire.
Ce qu’il faut retenir
Un métier d’artistes à encadrer
Régine Ferrère salue des professionnelles d’une grande adresse, mais déplore le manque d’encadrement : n’importe qui peut s’installer après quelques vidéos en ligne, avec des produits parfois non conformes au règlement cosmétique. Les accidents liés à une prothésie mal maîtrisée existent ; la CNEP a élaboré avec l’INRS des fiches de prévention des risques pour ses adhérentes.
Une formation obligatoire en cinq blocs
La CNEP souhaite que chaque prothésiste suive une formation obligatoire comprenant :
- l’anatomie et la physiologie de l’ongle et ses maladies spécifiques ;
- l’hygiène et la sécurité ;
- la réglementation cosmétique ;
- la gestion d’entreprise ;
- les techniques d’embellissement de l’ongle.
Le « phygital », meilleure solution
La théorie et une partie de la technique peuvent se suivre en ligne, mais la validation des acquis doit se faire en présentiel. Les formations à la gestion et à la communication sont tout aussi indispensables pour faire durer son activité.
Les enjeux des prochaines années
S’adapter aux exigences d’hygiène et de sécurité des clientes, construire un vrai parcours client fondé sur le savoir-être, faire face à la flambée des coûts de l’énergie et développer une offre « phygitale », du coaching à distance à la vente en ligne.
Les professionnelles de l’ongle sont représentées à l’UPB par le collège Embellissement des ongles.
Source
M’Novae, interview de Régine Ferrère réalisée par Marie Picard, publiée le 20 septembre 2022.




